L’œnotourisme, un marché en plein développement

Étonnamment, l’œnotourisme connaît une émergence toute relative en France comparée au reste du monde. Pourtant, le potentiel de développement autour de ce tourisme est bien réel.

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Au-delà de la classique “route des vins” et dans une perspective de développement de leur activité, certains châteaux et domaines ont bien compris l’intérêt d’investir dans le domaine du tourisme notamment en alliant le vin à d’autres richesses du patrimoine français incontournables : l’art et l’art de vivre au sens large.

Associer art contemporain et vin, c’est notamment la démarche de Philippe Raoux, dont le Château d’Arsac est devenu depuis 1986 un musée à ciel ouvert abritant des oeuvres de Niki de Saint Phalle, Bernard Pagès ou encore Jean-Paul Raynaud. Les amateurs de vin et autres esthètes savent pourquoi ils viennent au château d’Arsac et pas ailleurs.

Ce concept novateur a depuis fait des émules. Cet été dans le Var, par exemple, dans le cadre de la 9e édition d’Art et Vin, 61 caves particulières accueilleront chacune les oeuvres d’un artiste. Mais Philippe Raoux a toujours un temps d’avance. Il vient donc d’ouvrir la Winery, un complexe œnotouristique d’envergure posé à l’entrée du Médoc sur un parc de 26 hectares.

L’édifice en verre propose 2 000 références de vins français et étrangers dans sa boutique, un restaurant « bistronomique », des paniers pique-nique, un auditorium et des spectacles gratuits en plein air. Les visiteurs peuvent aussi prendre connaissance de leur « signe œnologique » (sur rendez-vous, 15 euros), via une séance de dégustation de six vins à l’aveugle accompagnée de dix questions, censée déterminer leur caractère « esthète », « gourmand », « sensuel ». Une manière ludique d’orienter ensuite le client vers les vins qui lui correspondraient le mieux… « C’est un formidable outil marketing et de fidélisation (…)” reconnaît le fondateur.

Des projets où hédonisme et économie peuvent fonctionner ensemble. L’œnotourisme nous tend les bras.

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