Le cognac enivre la Chine

Le célèbre alcool charentais a trouvé un second souffle grâce à ses exportations vers la Chine, avec une hausse de 13 % pour l’année fiscale 2011/2012.

590963-depuis-deux-ans-chine-valeur1-1 Le cognac enivre la Chine
Depuis 1724, la maison Rémy Martin cultive l’excellence de ses cognacs.

Durant cette période, les importations de cognac dans ce pays d’extrême Orient ont augmenté de près de 9 %, précise l’étude publiée par le cabinet d’audit et de conseil PWC.
« Depuis plus de deux ans, la Chine est le premier marché du cognac et, quand on connaît l’essor de l’économie chinoise cela ouvre des perspectives très intéressantes », explique Jean-Marc Morel, président du bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC).
La Chine est, depuis quelques années, le principal moteur du fulgurant essor du cognac qui a traversé une grave crise entre 1995 et 2005.  C’est en partie lié à l’offensive des plus grandes maisons de négoce du marché de l’ex-Empire du Milieu où les premières bouteilles de la célèbre eau-de-vie ont été importées dès le début du XIXe siècle.

« Les consommateurs seront de plus en plus nombreux »
« Le cognac est dans le goût des Chinois depuis très longtemps et désormais il est un signe de la réussite des classes moyennes alors que le vin est plus atypique pour eux », souligne Jean-Marc Olivier, ancien directeur général de la maison de négoce en cognac Courvoisier et maintenant consultant pour PWC.
Ce spiritueux est devenu un symbole de la réussite sociale des classes moyennes ; même si les alcools locaux, notamment le baijiu continuent de représenter 99 % de la consommation en volume. Sur les 1 % de spiritueux importés, le cognac en représente 50 % contre 41 % pour le whisky.
Pour Jean-Marc Morel (directeur général de la maison de négoce Martell), les Chinois apprécient autant le cognac VSOP (Very superior old pale) – 5 ans et plus de vieillissement – qu’extra old (XO) – 15 ans et plus – et le boivent autant avant, pendant et après le repas.
« Il y a une croissance rapide des besoins de ce produit et, avec le développement de la Chine et la hausse du niveau de vie, les consommateurs seront de plus en plus nombreux », a assuré l’ambassadeur de Chine en France Kong Quan, devant un parterre de quelque 700 professionnels. Selon lui, le cognac est essentiellement bu par les classes moyennes vivant en ville : « Avec une urbanisation accélérée et une classe moyenne de 700 millions de personnes d’ici quelques années, on peut compter sur une part plus importante de nouveaux consommateurs ».

Neuf millions de litres en 2012
« L’an dernier, nous avons vendu un million de caisses de 9 litres, ce qui fait de notre cognac le premier spiritueux occidental en Chine, c’était la première fois qu’une marque occidentale dépassait un million de caisses », affirme M. Morel.
L’ambassadeur de Chine s’est par ailleurs engagé auprès des professionnels à durcir la lutte contre la contrefaçon et a affirmé que le renforcement de la protection juridique de ces produits fait partie des priorités de son gouvernement.
Dès 2009, le cognac avait été le premier produit étranger à y bénéficier d’une indication géographique (IG) pour le protéger.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.