Un tourisme viticole en pleine maturation

Peu développé en France, le tourisme viticole prend de l’élan depuis cinq ans. Du circuit au guide en passant par l’art et la dégustation, différentes actions se développent dans les régions vigneronnes.

 

 

Sportif ou culturel, l’oenotourisme prend différentes formes.

Parlez d’oenotourisme autour de vous et comptabilisez : une bonne moitié de vos interlocuteurs vous fera répéter ou vous regardera avec des yeux ronds. C’est dire si la notoriété de cette activité est encore balbutiante… Pourtant, la Route des vins de Bourgogne existe depuis les années 1970, celle des vins d’Alsace depuis 1953. Mais, en France, le tourisme viticole ne connaît de réel développement que depuis environ cinq ans : augmentation des ventes en direct à la propriété, création de circuits touristiques…

Imaginer de nouveaux supports de découverte

Des circuits traversant les vignobles sont crées sur tout le territoire.

Les offices, comités régionaux et départementaux du tourisme sont tous, d’une manière générale, engagés dans des actions concrètes en partenariat avec les comités interprofessionnels de leur région respective.
C’est ainsi que l’office de tourisme de Bordeaux propose sept circuits clés en main, auxquels les plus grands noms de la région sont associés, du Château Smith Haut-Lafitte à Pape-Clément ou Carbonnieux.
La plupart des régions, de même que les comités interprofessionnels du vin, développent circuits, guides, chartes d’accueil. Ainsi, Inter Rhône vient de publier le guide Tourisme et vignoble en vallée du Rhône qui recense les 421 caveaux adhérents à sa charte « Côtes du Rhône, terroirs d’accueil ». Présence de points d’eau, de verres propres, de toilettes, mais aussi d’une solution d’hébergement ou de restauration sont mentionnés. Une base de données complète que l’on peut retrouver sur leur site Internet. Autant d’initiatives nécessaires, mais certainement pas suffisantes pour attirer une clientèle toujours avide d’originalité. 

 

Associer art contemporain et vin

Les œuvres de Niki De Saint Phalle exposées au château d’Arsac.

Philippe Raoux, propriétaire d’un vignoble a décidé d’accorder art et vin. Son Château d’Arsac est désormais un musée à ciel ouvert abritant les oeuvres de Niki de Saint Phalle, Bernard Pagès ou Jean-Paul Raynaud.
Un concept novateur en 1986, quand l’homme a racheté la propriété, mais qui a, depuis, fait des émules. Cet été dans le Var, par exemple, dans le cadre de la 9e édition d’Art et Vin, 61 caves particulières accueilleront chacune les oeuvres d’un artiste.
Mais Philippe Raoux a toujours un temps d’avance. Il vient donc d’ouvrir la Winery, un complexe oenotouristique d’envergure posé à l’entrée du Médoc sur un parc de 26 hectares. L’édifice en verre propose 2 000 références de vins français et étrangers dans sa boutique, un restaurant « bistronomique », des paniers pique-nique, un auditorium et des spectacles gratuits en plein air. Les visiteurs peuvent aussi prendre connaissance de leur « signe oenologique », via une séance de dégustation de six vins à l’aveugle accompagnée de dix questions, censée déterminer leur caractère « esthète », « gourmand », « sensuel ». Une manière ludique d’orienter ensuite le client vers les vins qui lui correspondraient le mieux… 

 

 

 

 

 

 

 

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